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Eglise Biblique Baptiste de Nice
Témoignages de conversion - église évangélique Baptiste de Nice
 

Témoignage de Christiane


Je commencerai par ce beau verset dans 1 Jean 5:11 :

"Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils ».

J’ai été une petite fille heureuse et choyée. Mes parents m’avaient parlé de Dieu, j’avais très tôt été au Catéchisme et je me représentais Dieu comme un grand-père Noël à la barbe blanche, un peu comme un grand-père qui avait le pouvoir de rendre la vie belle si on lui obéissait. Je ne peux pas dire que je l’aimais mais en tous cas je le craignais. Une chose m’obsédait : être sainte ! On m’avait beaucoup raconté quelques histoires de saints, telles que l’histoire de Bernadette Soubirou et de Thérèse de Lisieux. Ces histoires m’enthousiasmaient mais me laissaient rêveuse ! Comment pourrais-je ne jamais arriver à être comme elles ? Comment ne pas offenser Dieu ? Je voyais bien en moi une nature qui ne se soumettait pas entièrement à la volonté de Dieu et malgré mes passages au confessionnal qui soulageaient ma conscience pendant un temps, rien n’y faisait, je péchais toujours. Je n’étais vraiment pas sainte !
Fallait-il prendre le voile ? entrer dans les ordres, endosser cette grande robe noire et prononcer des vœux ? J’avoue qu’ à l’époque de ma première communion j’ai été tentée. Mes parents ont eu vite fait de m’en dissuader.

Alors je continuai ma petite vie paisible auprès de mes parents essayant d’être la meilleure possible et me rassurant en me disant que si je ne pouvais rien contre le péché, au pire Dieu m’enverrai au purgatoire car finalement mes péchés n’étaient pas assez noirs pour m’envoyer en enfer.

Puis vint l’adolescence, et là les choses se gâtèrent tout d’un coup. Afin d’apprendre l’anglais mes parents m’envoyèrent en Angleterre. Et là eh bien c’est le choc. Moi la jeune fille attachée à ses parents me retrouve livrée à moi-même. Je découvre les sorties, les amis, les garçons, etc… Je me découvre totalement ignorante de cette vie de « jeunes ». Entourée comme je l’étais je n’étais pas prête à profiter sagement de la liberté que l’on me donnait tout à coup. Et là, oui, j’ai décroché de ce petit monde qui avait été le mien. J’ai changé, je me suis fondue au monde qui m’environnait. J’ai même cherché à lui ressembler le plus possible pour n’être pas en reste ou prise pour une pauvre fille. Et tout à coup, j’ai eu le sentiment que je plongeais dans l’abîme. J’étais perdue pour Dieu. Fini le beau paradis ! Pour moi désormais une seule direction après ma mort : l’enfer ! Pas de retour possible ! J’avais commis comme on dit dans l’église Catholique le péché mortel. Alors à partir de cet instant ma vie a basculé. Perdue pour perdue, je pouvais continuer à vivre comme bon me semblait. Malgré cette angoisse enfouie au fond de mon cœur je continuai donc sur cette mauvaise pente. Quand je suis revenue en France mes parents on vu la différence, ils en ont été très attristés, c’était trop tard ! Le mal était fait ! J’étais devenue rebelle à Dieu et à mes parents aussi !

C’est au retour d’Angleterre d’ailleurs que je rencontrai mon futur mari. Nous devions nous marier en juillet 1968. En mai, vous vous rappelez ce qui s’est passé n’est-ce pas ? La révolution de mai 1968 et j’étais à Paris bien sûr. Là c’est une étape importante pour moi car c’est là qu’on m’apporta sur un plateau d’argent tout ce que je souhaitais entendre : Dieu est mort – Il est interdit d’interdire – Jetez vos valeurs par-dessus bord – l’enseignement de vos parents, de l’église, etc… et qui disait cela ? Pas seulement les gens simples, mais surtout les intellectuels, les philosophes, les psychologues, les étudiants. J’assistais aux réunions de la Sorbonne. Je ne me lassais pas d’écouter tous ces messages qui me confortaient finalement dans mon nouveau style de vie. Et s’ils avaient raison sur Dieu ? Si tout ce la n’avait existé que dans mon imagination d’enfant ? C’était presque une délivrance pour moi. Savoir que finalement l’enfer n’existait sûrement pas. Et pourtant… pourtant … je n’arrivais pas totalement à faire taire cette petite voix intérieure qui me disait que j’avais tort. Mais vous savez l’esprit humain est très fort pour occulter ce qui le dérange… C’est ce que je fis. Enfin pas tout à fait car à cette époque là a commencé un nouveau courant très à la mode : les religions orientales telles l’hindouisme et le boudisme marchaient très fort. On partait à Katmandou, on allait faire des retraites dans les ashrams… on ne soumettait à toutes sortes de diètes et d’ascèses et il parait que ça marchait bien. Alors je m’y intéressai un temps. Je lisais des livres sur comment augmenter son potentiel, le positivisme, la réincarnation… Je mélangeais un peu tout. Au début je trouvais cela très intéressant me disant qu’en fait ma religion n’avait fait que m’amoindrir et m’affaiblir. Ces religions là au moins s’occupaient de l’homme, l’élevaient en quelque sorte, le mettait sur un pied d’estale. Tout ceci ne dura qu’un temps. Je dû bien me rendre à l’évidence qu’il manquait quelque chose. Je me sentais devenir de plus en plus dure, égoïste et orgueilleuse. Etait-ce cela que je recherchais ? Cela allait me conduire où ? Etais-je plus heureuse ? Non bien au contraire. J’étais de plus en plus triste. Et toujours la petite voix …il me semblait qu’elle me disait « Reviens » … et puis la mort ? Une obsession pour moi ? Nous allions mourir un jour alors était-il possible qu’il n’y ai rien après. Je venais de perdre mon père et sa mort me plongea dans l’angoisse la plus absolue. Se pouvait-il que cet être que j’avais tant aimé, qui avait pensé, aimé puisse partir pour toujours ? Ne plus laisser de traces ? Quelle réponse valable pouvait apporter tous ces courants religieux au problème essentiel de la mort ?

Mais la vie continuait. Vite les enfants sont arrivés. 3 garçons. Je travaillais aussi à plein temps et devais assumer pratiquement tout, seule. Mon mari, malheureusement était défaillant par rapport à notre famille et tout semblait devenir lourd et pesant. La charge sur mes épaules et sur mon cœur s’alourdissait. Pourtant les enfants étaient ma plus grande joie. Le cœur, quand on a des enfants change. Il devient plus sensible, plus doux. J’étais donc moins rebelle – je m’intéressai aussi à leur éducation religieuse car je voulais qu’ils reçoivent ce que j’avais reçu. Mais notre couple ne marchait déjà plus très bien. Curieusement quand même c’est à cette époque que mon mari revenant d’un voyage en Afrique a apporté la première Bible à la maison, m’enjoignant de la lire. Me disant qu’il avait trouvé la paix en la lisant, etc.. Il témoignait même de sa foi à tout le monde. Disant que sa vie avait changé… Je ne m’attendais pas à cela. Mais je ne pus ouvrir ce livre pendant des mois. Je regardais cette Bible posée sur la table basse avec terreur ! Il me semblait que j’allais y trouver une fois de plus ma condamnation ! j’avais fait tant d’efforts pour essayer de l’oublier …de vivre avec …

Je ne savais pas alors que Dieu était en train de me chercher. Je m’en rendis compte très vite. J’eus l’occasion de me rendre encouragée par mon mari dans une église dite évangélique. Au premier abord j’ai pensé que cette Eglise n’était pas pour moi, trop différente de mon église Catholique. Puis petit à petit, mon intérêt augmenta. Je découvris vite que je ne connaissais absolument rien à Dieu. Les histoires bibliques m’enthousiasmaient, j’avais envie d’en savoir plus sur Dieu et sur son Fils. La communion fraternelle et les prières ferventes me touchaient très profondément aussi. Un jour j’entendis ce verset : «… si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Esaïe 1:18)… Serait-il possible de tout recommencer ? Dieu pouvait-il me pardonner ?

Très vite j’achetai ma Bible. Je la dévorai littéralement. D’abord les quatre Evangiles, puis les Epîtres, l’ancien testament lorsque quelques passages avaient été expliqués au culte. La Parole devenait compréhensible, et surtout je me voyais telle que j’étais : pécheur, perdue ! Il me semblait qu’elle avait été écrite juste pour moi. Je me rendais bien compte qu’aucun homme naturel n’aurait pu écrire la Bible. Que les paroles de ce livre étaient porteuses de vie ! Quand je compris cela je fus d’abord effrayée car c’est là et seulement là que je me rendis vraiment compte que l’histoire de Jésus n’était pas juste une histoire. Que Dieu était bien réel et que son Fils était à la fois Fils et Dieu incarné. Ce n’était plus le petit Jésus de la crèche de mon enfance, non Jésus-Christ est venu sur la terre mourir pour mes péchés, pour les porter sur le bois de la croix. Non j’eus à ce moment là l’absolue certitude que Jésus-Christ était notre Sauveur ! Il a pris ma condamnation sur lui ! Il a versé son sang pour m’offrir la vie éternelle ! Ce n’était plus une belle histoire, c’était devenu une certitude ! Alors un jour que je lisais la Bible, j’ai demandé pardon au Seigneur pour mes péchés, ma vie passée sans lui, ma rébellion, qu’il efface tous mes péchés, qu’il me rende comme le dit la parole « plus blanche que la neige ». Je lui ai demandé qu’il soit le Seigneur de ma vie. C’est ce qu’il a fait et c’est juste merveilleux ! Un grand miracle !

Ce qui a changé dans ma vie ? J’aurais tendance à dire tout ! Jésus-Christ m’a donné la paix, la joie, la possibilité d’aimer et de pardonner il m’a donné de nouveaux objectifs, une vision de la vie à l’opposé du monde en général et puis il m’a offert la vraie liberté – celle qui permet de rejeter le péché – celle qui permet d’être aussi vraiment soi-même, de ne plus craindre les autres, et bien sûr d’être réconciliée avec Lui et aussi avec moi-même. Il m’a ôté l’angoisse et la peur de la mort. Il a fait sa résidence dans mon cœur et je peux dire comme l’apôtre Paul : "j’ai été crucifiée avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis c’est Christ qui vit en moi, si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi." (Gal. 2:20).

Mon verset de conversion ? celui-ci : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos – Prenez mon joug, mon fardeau est léger, car je suis doux et humble de cœur »…(Matthieu 11:28) Fatiguée et chargée, je l’étais ! Jusque là la route de la vie avait été dure, épuisante, menant partout et nulle part. J’ai compris que le Seigneur m’invitait à faire demi-tour, Il me demandait de Lui faire confiance et qu’il se chargerait Lui-même de mes fardeaux. Ce qu’il voulait de moi : Mon cœur ! C’est tout !
Cette petite voix douce qui si souvent me disait « Reviens » … J’ai enfin compris qu’elle venait de Jésus-Christ lui-même. Quelle joie !

Pour finir, un autre verset qui m’a aidée à croire : en Romains 6:23 il est dit « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur ».

La parole de Dieu est la Vérité. Je l’ai saisie, je l’ai cru et je sais que j’ai la Vie Eternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ! A lui soit toute la gloire pour son immense amour pour moi qui ne méritais rien !

Christiane

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